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Prix Renaudot,
lundi 28 octobre 2002
Comme
le veut la coutume, les jurés de l'Académie Goncourt ont
rendu leur verdict à 13h00 depuis le retaurant Drouant à
Paris. Pascal Quignard est donc le lauréat 2002 avec "Les
ombres errantes" (Grasset). Gérard de Cortanze a été
récompensé du prix Renaudot du roman pour "Assam"
(Albin Michel).
Histoire du Renaudot:
1925. Dans un restaurant parisien
voisin de Drouant, où le jury délibère avant d’attribuer
le célèbre prix Goncourt, des critiques littéraires
sont attablés autour d’un bon repas. Ils attendent patiemment
de savoir qui sera le fameux lauréat. L'un d'eux, Gaston Picard,
lance l'idée de créer leur propre prix littéraire.
Ses compagnons acceptent et le prix Renaudot, du nom du premier journaliste
français, Théophraste Renaudot, est née.
Au départ, l'idée ressemblait plus à une blague qu'au
lancement d'un vrai mouvement. Dans ses mémoires Gaston Picard
souligne combien cette bande « ne se prenait pas au sérieux
». Cependant, le Prix Renaudot est devenu au fil des années
un prix littéraire à part entière. Décerné
le même jour et au même endroit que le Prix Goncourt, on a
coutume de dire qu’il répare les éventuelles injustices
du Prix Goncourt. Il a pour singularité de ne rien apporter au
lauréat, celui-ci n'ayant pas de récompense pécuniaire
mais seulement une invitation à un repas avec les membres du jury.
Cependant, les gains résultés par la suite par le gonflement
des ventes du livre primé apportent une somme non négligeable
à l'heureux élu.
Le Renaudot a récompensé
des écrivains très différents mais au talent littéraire
confirmé tels que Marcel Aymé, Louis-Ferdinand Céline,
Louis Aragon, Georges Pérec, Michel Butor etc. Et selon les mémoires
de Gaston Picard, « la tradition depuis s'est si bien maintenue,
que deux seulement de nos lauréats n'ont pas participé à
nos déjeuners. Le Clézio, qui ne prit même pas la
peine de nous répondre, et Etchart, qui réside aux Antilles.
» Aujourd’hui le jury décernera le 76ème prix
Renaudot.
Le
Renaudot a été créé par dix critiques littéraires
pour réparer « les éventuelles injustices du Prix
Goncourt. » Pour connaître les détails historiques
de sa naissance, rendez-vous sur le site officiel, www.renaudot.com,on
vous y présente également les membres de son jury actuel
et la liste de ses lauréats depuis sa création en 1926.
Philippe Quignard et
Gérard de Cortanze.
© AFP Photo
Gérard
de Cortanze sur les traces de ces ancêtres: extrait
Site Radio France
"Il aura fallu attendre
le cinquième tour pour connaître le nom du lauréat
du prix Renaudot. C’est finalement Gérard de Cortanze qui
a obtenu cette distinction pour « Assam ». Un lot de consolation
prestigieux pour cet auteur dont le roman figurait sur la liste du Goncourt.
L’histoire qui lie Gérard de Cortanze et la littérature
est ancienne. En 1966, il est alors âgé de 18 ans, il écrit
son premier roman « La révélation », qui ne
sera pas publié. Un coup d’essai en tant qu’auteur
avant de se transformer en critique. En 1977, titulaire d’une licence
de lettres modernes et d’un certificat d’aptitude aux fonctions
de bibliothécaire, il devient critique pour plusieurs journaux.
De 1979 à 1996, il va multiplier les passages dans les maisons
d’édition, avant d’entamer il y a quatre ans, l’écriture
des « Vices-rois ». Il raconte l’histoire d’Ercole
Tommaso Roero, marquis de Cortanze. Cette première partie sera
suivie de « Cyclone ». Là encore, l’auteur s’appuie
sur ses origines pour mettre en place cette fresque généalogique.
Sa famille, mélange éclectique de grande bourgeoisie, et
de bandit chevronnés l’inspire. « Assam » est
ainsi le troisième opus du genre. Cette fois-ci, il raconte l’histoire
d’Aventino Di Cortanze, le voyage initiatique d’un aristocrate
rebelle, son propre ancêtre, parti en Inde à la recherche
d’une hypothétique pousse de thé. Conteur de talent,
Gérard de Cortanze s’est donc fait une spécialité
des fresques historique. Il participe d’ailleurs au jury du prix
du Roman historique depuis un an. Cette année aura été
largement prolifique pour ce natif de Paris. Il a ainsi reçu le
prix Cazes brasserie Lipp, l’un des plus anciens prix littéraires
de Saint-Germain des Prés. Pour une chambre à Turin."
Gérard
de Cortanze a été nommé en janvier 2006, au grade
d'officier dans l'ordre des Arts et des Lettres. Ordre des Arts et Lettres - République Française
Ministère de la Culture et de la Communication
Gérard
de Cortanze devient en 2005 membre de l'Académie
royale de langue et de littérature françaises de Belgique
Autres prix
littéraires reçus par Gérard de Cortanze:
§ Prix
Case-Lipp en 2002, pour Une Chambre à Turin
§ Prix SGDL - Charles Vildrac en 1999, pour Le
Mouvement des choses
§ Prix de la Ville de Blois en 1998, pour Les
Vices-Rois
§ Prix Baie des Anges en 1999, pour Les
Vices-Rois
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